Trois implantations ... une même philosophie !

Editorial décembre 2014

La société du XXIe siècle continue à se construire sur la lancée de celle de la fin du XXe, avec ses exigences de rentabilité, de qualité, de compétitivité. Et c'est vrai qu'on peut parfois le regretter. On peut longuement -et nostalgiquement ?- disserter sur le temps passé, sur ses avantages, et « N'est-ce pas, Madame, de not'temps, c'était mieux ! »

 

Mais cela ne change rien : nous devons vivre avec notre temps. La Belgique et l'école de papa, c'est fini ! Le monde change et l'école aussi. Aujourd'hui, les autorités académiques, ministre en tête, cherchent à professionnaliser plus encore le secteur de l'enseignement. La réforme des grilles du qualifiant et des stages (voir infra), l'instauration progressive des évaluations externes, la refonte du 1er degré du secondaire, la révision des titres et fonctions l'allongement (en préparation) du tronc commun, celui (programmé) des études...et j'en passe, toutes ces réformes vont dans ce sens : dépenser moins, mais être plus efficace. Il faut « produire » des citoyens et des travailleurs, autonomes et responsables...tout en minimisant la dépense.

Les récents mouvements sociaux qui ont, à plusieurs reprises, marqué notre pays en ont rappelé les effets pervers.

Si nous n'avons pas la prétention d'apporter la clé de l'énigme que constitue ce casse-tête politico-économique, nous pouvons garantir que la solution en école passe par des exigences de professionnalisme renforcées. Autant pour les élèves que pour tous les membres du personnel. Les premiers doivent voir dans ces contraintes une leçon de vie, une préparation plus ajustée à ce que sera leur vie professionnelle et sociale. Les seconds se diront peut-être que la dimension tout humaine et relationnelle de leur beau métier est en jeu. C'est une erreur : les deux ne sont pas inconciliables. Si davantage de professionnalisme doit amener plus d'efficacité, c'est aussi pour apporter plus de qualité. Ceci dit, petit rappel pour celles et ceux qui l'auraient oublié : cette recherche de l'harmonieuse combinaison entre professionnalisme et humanisme n'a rien de bien nouveau pour nous. Seuls les noms ont changé. Notre Président parle d'école de l'Excellence. Nos projets éducatif et pédagogique l'appellent RIGUEUR et BIENVEILLANCE. C'est à la recherche du parfait équilibre de ces deux piliers que nous devons, encore et encore, nous atteler, tous et tous ensemble. C'est tout le mal que je souhaite à notre Collège Saint-André à l'aube des réformes qui l'attendent et de l'année nouvelle qui s'annonce.

Damien AVET