Trois implantations ... une même philosophie !

Editorial Pâques 2018 : Ce moment où tout renait.

L'avez-vous remarqué ? Le temps se fait plus doux. Les chants des oiseaux nous accompagnent à nouveau et les matins sont plus lumineux. Pas de doute, l'hiver touche à sa fin, le printemps revient...

 

Le temps de Pâques est un temps qui m'a toujours donné à penser. C'est le temps de tous les espoirs, de tous les possibles. C'est un temps propice à tous les rêves, à tous les nouveaux départs. Comme la nature renait, à Pâques, Jésus est mort sur la croix puis est ressuscité. Et la foi de ses apôtres plongés dans la plus profonde affliction, renaquit avec lui. Ce fut pour eux le temps d'un nouveau départ, le début de leur mission évangélique.

« Quel rapport tout cela a-t-il avec notre école ? », vous demandez-vous peut-être. Le lien est ténu, je vous l'accorde. En ce vendredi saint, vos enfants ont reçu un bulletin. Pour certains - la majorité, je le souhaite - il était porteur de bonnes nouvelles : les résultats sont bons, la fin de l'année se profile à l'horizon et il n'y a pas d'échec à redouter. Ces jeunes gens pourront profiter librement des deux semaines de congé qui s'offrent à eux. Pour d'autres, hélas, les nouvelles étaient moins réjouissantes. Un constat d'échec est peut-être posé, la sonnette d'alarme est tirée car la fin de l'année se profile tout pareillement à l'horizon, mais les nuages noirs s'amoncellent. Pour ceux-là, le temps de Pâques est déterminant : c'est le moment de tout donner pour espérer s'en sortir. Mais le combat est rude : la douceur de l'air nous invite à sortir, à délaisser les cahiers pour renaitre à la vie après plusieurs mois passés dans une sorte d'hibernation et il y a ce bulletin de rouge entaché qui nous désespère et nous donne envie de baisser les bras. Me reviennent alors à l'esprit ces quelques phrases de Paulo Coelho, dans « Le Manuel du Guerrier de la Lumière » :

« Le guerrier de la lumière n'a pas toujours la foi. Il y a des moments où il ne croit absolument en rien. Il interroge son cœur: «Un tel effort en vaut-il la peine? » Mais son cœur reste silencieux. Et le guerrier doit décider tout seul. Alors il cherche un exemple. Et il se souvient que Jésus est passé par une étape semblable (...). Lui aussi a perdu la force et le courage, mais il ne s'est pas arrêté. Le guerrier de la lumière continue sans foi. Mais il poursuit, et la foi finit par revenir. »

Telle est pour moi la magie du temps de Pâques : au cœur de l'hiver, de la douleur, du désespoir, il faut continuer d'avancer, de se battre, de croire en ses rêves et surtout en soi car le printemps reviendra, la douleur s'estompera, l'espoir renaitra et la vie vous sourira.

Joyeuses Pâques.

Sarah Barthélemy