Trois implantations ... une même philosophie !

Le lifting de la vieille Dame

Tous les jours, notre château, notre vieille Dame, réclamait son lifting. L'outrage du temps avait fait son œuvre et la belle jeune fille d'antan n'était plus qu'un lointain souvenir.

C'est lors d'une journée d'automne qui blessait nos cœurs d'une langueur monotone que nous vîmes débarquer, tels les carabiniers d'Offenbach, une équipe de travailleurs que nous n'attendions plus.

En quelques heures, ces chirurgiens du bâtiment installèrent containers, silo à béton, palettes de briques, barrières de protection... Dès le lendemain commencèrent les travaux de construction de la nouvelle annexe consacrée à l'option hôtelière. Truelle, béton, briques... niveau... truelle, béton, briques... niveau... En maintenant une cadence soutenue, l'ouvrage prit rapidement corps. Une belle réalisation à n'en point douter.

Le temps passe et la deuxième phase des travaux débute par la pose de nouveaux châssis. De fenêtre en fenêtre, la vielle Dame se pare de ses plus beaux atours et des liserés gris ornent désormais le château sur son pourtour. L'hiver s'annonce, la neige fait son apparition, la grêle martèle les vitres. Non, cette fois, elles ne se briseront pas ! Mais, contre toute attente, c'est la toiture qui retient toute notre attention ! Les échafaudages prennent possession des murs. Les ouvriers funambules s'affairent en tout sens et une coiffe noire ardoisée chapeaute l'ouvrage. Actuellement, une équipe s'atèle dans l'ombre à la transformation de la partie intérieure réservée à la restauration. Bar, réserves, cuisine, salles de réceptions voient le jour et on attend avec impatience d'admirer la beauté de l'ensemble.

Bientôt, nos étudiants peintres seront à pied d'œuvre afin de repeindre la façade. Le privilège de finaliser les travaux leur reviendra et on ne doute pas qu'ils auront le cœur à l'ouvrage et feront honneur à l'option peinture-plafonnage.

En parlant de cœur, on ne touchera pas à celui de notre vieille Dame, car il bat comme un métronome depuis plus de 100 ans !

Philippe Bol.