Trois implantations ... une même philosophie !

Le CSA, avec Voo !

Deux articles pour le prix d'un sur l'expérience vécue par nos élèves d'Arex pour une réalisation de pub pour VOO..

Ne manquez pas l'article "Le CSA, avec Voo ! " de notre élève reporter à la suite de ce premier article !

Tout ça pour Voo !

Tout commence par un mail reçu par l'école fin janvier : une boîte de casting recherche une école pour le tournage d'une publicité pour la nouvelle campagne de Voo. Un garçon de 14 à 17 ans est également recherché pour interpréter le rôle principal du clip...

Très rapidement, un contact est établi et le Collège organise le casting avec les garçons inscrits au cours d'Arex. Le mardi 31 mars, deux jeunes gars filment nos classes, le hall, le restaurant, les toilettes... Et ils "castent" nos jeunes, très fiers de suivre le cours d'Arts d'Expression et très heureux de cette expérience! Les filles qui souhaitent être figurantes sont invitées à envoyer un mail avec une photo. A la fin du casting, les photographes proposent à Jean-Pol Legrain et à moi-même de faire un test caméra : les rôles du prof, mais surtout du père restent à pourvoir.

Et puis tout va très vite. Le lendemain, nous comprenons que c'est un garçon du Collège qui a été choisi. Deux noms circulent. Je suis moi aussi contacté par téléphone : on va me proposer aux réalisateurs pour interpréter le père. On me demande si, par hasard, je n'aurais pas un frère pour une brève figuration. Je m'inquiète de la personne qui jouera la mère. C'est finalement une amie, Annick, qui décroche le rôle.
Fin de la semaine. On est à quelques jours du tournage. Noah, élève de 4ième Arex, apprend qu'il est l'élu chanceux. Nous faisons connaissance : ce très sympathique garçon, plus grand que moi, est ravi. Quelle opportunité! Et quelle impatience d'être la semaine suivante!

Mercredi 8 février, 7h du matin. Nous arrivons à Waterloo, première étape d'un tournage marathon qui va durer deux jours et nous balader dans une bonne partie de la Wallonie...

La maison louée pour l'occasion est transformée en plateau de cinéma. Plusieurs camions stationnent sur le trottoir. Une chambre sert de loge, une autre de local technique, une troisième est utilisée pour les maquillages et les essais costumes. Les régisseurs s'activent pendant que nous faisons rapidement connaissance avec les deux réalisateurs. Il s'agit d'un duo flamand, dont le nom d'artiste est Lionel Goldstein, fréquemment récompensé pour des publicités décalées, tant en Belgique qu'à l'étranger. Un des deux, qui dirigera plus directement notre interprétation, discute brièvement de littérature française et me confie son admiration pour Soumission, dernier roman de Houellebecq.

Et le tournage commence : une scène dans le garage pour moi, puis pour Noah, une autre dans le salon et la cuisine où la famille est rassemblée, une autre dans une chambre avec une dame, figurante pour la première fois, qui joue la mamie, une dernière devant la maison. Tout cela prend du temps, beaucoup de temps. L'attente est souvent longue, et les prises nombreuses. D'autant qu'il fait froid, le matin, à Waterloo, début février.

L'après-midi, nous nous déplaçons vers Nivelles, dans l'école qui a finalement été choisie par l'équipe. Les élèves figurants nous rejoignent. Ils viennent tous de l'option Arts d'Expression du Collège et tourneront plusieurs scènes pendant une longue demi-journée.

La journée se poursuit en début de soirée dans la polyclinique de Binche où, chose étrange, un intérieur d'auto, est reconstitué. Cette dernière séquence est tournée avec difficulté. Les indications de jeu sont imprécises et les réalisateurs ne sont pas satisfaits de l'interprétation. L'ambiance est d'autant plus tendue que les responsables du groupe Voo ergotent sur un mot qu'ils estiment inapproprié. Nous sommes épuisés et finalement terminons ce premier jour de tournage dans un bon restaurant binchois. Plus d'une trentaine de personnes se retrouvent autour de deux grandes tables. Chacun garde sa place. L'équipe Voo, assez jeune, ne se mélange pas avec l'équipe de tournage; les régissuers, derniers arrivés, s'installent près des comédiens et du duo sympathique de la maquilleuse et de la styliste. Nous avons enfin des contacts agréables avec ces professionnels, qui n'ont pas grand-chose de commun avec le duo Lionel Goldstein et son équipe rapprochée!

La nuit suivante est courte : Noah la passe dans un hôtel montois, alors que je rentre sereinement à Sambreville... Le lendemain, nous sommes attendus à 7h30 dans une salle communale de Nimy près de Mons. Quelle n'est pas notre surprise en arrivant de trouver une bonne dizaines de figurants ... chiens! Après la séance de maquillage et la pose du micro, nous nous retrouvons sur une place pour première scène de la journée. Il fait très froid et les réalisateurs ne sont pas plus agréables que la veille. On se déplace ensuite près d'un canal où un accident de voitures est reconstitué. Une ambulance attend le début du tournage et un figurant est étendu sur une civière. Noah, Annick et moi attendons dans une auto que la scripte vérifie le raccord avec la scène de la veille, que le caméraman cadre et que le preneur de son fasse des tests. C'est très long et le froid est piquant. Enfin le tournage peut commencer : le pauvre figurant allité sera transporté dans l'ambulance une bonne dizaine de fois, et l'ambulance passera devant nous tout autant. Obligeant à chaque fois les voitures à se repositionner!!!

Lorsque l'équipe technique est satisfaite du résultat, et seulement à ce moment, nous changeons de nouveau de lieu pour une scène où Noah est censé revenir de l'école en mobylette. Seulement, notre jeune comédien ne fait pas de mobylette et donc il doit d'abord suivre des cours... Il fait boueux, Noah glisse et tombe. Il est blessé légèrement. Le producteur ne prend aucun risque et voilà notre star à l'hôpital, aux mal nommées Urgences!

L'équipe prend alors un repas de midi et se rend à un chenil dans la région. Au programme, une bataille avec un chien. Je suis un peu inquiet (vais-je rejoindre Noah, toujours aux Urgences?), mais le chien est adorable, bien plus calme que moi et la scène finalement amusante à tourner.
De retour à Nimy, Noah nous rejoint. Il est applaudi par une partie de l'équipe. Les réalisateurs, quant à eux, demandent à la maquilleuse d'arracher le pansement et à notre jeune acteur, de marcher sans boiter! The show must go on. Les deux dernières scènes sont tournées, l'une avec Noah, cette fois à côté de la mobylette, l'autre avec moi, à Quaregnon, dans l'atelier d' un monsieur passionné de radio-amateur.

Voilà pour le récit du tournage. Pour le reste, il suffit de regarder les pubs à la télé.

Un scoop pour terminer cet article : d'autres épisodes suivront la première publicité qui passe pour le moment.

L'album photo est ici !

Le CSA, avec Voo !

Sélectionné suite au casting réalisé par VOO au sein des classes du cours d'Arex (arts d'expression, option qui regroupe plus de 80 élèves, de la 3e à la 6e G), Noah Depoorter livre ses impressions...

Elève au Collège Saint-André depuis 4 ans, j'ai récemment eu la chance de jouer un rôle dans la nouvelle campagne publicitaire produite par VOO (voir par ailleurs le reportage de M.Nolevaux). Je dois bien avouer que ce fut une des plus belles expériences de ma vie...si pas la plus belle ! Le tournage m'a fait faire une belle promenade à travers la Belgique, puisqu'au final, nous avons tourné dans cinq villes différentes, parfois bien éloignées l'une de l'autre. Et puis, tourner jusqu'à quinze fois la même scène pour visualiser enfin celle qui est retenue est vraiment exaltant ! Enfin, travailler avec M.Nolevaux est réellement un grand plaisir. Quant à l'équipe de production, elle était géniale et m'a permis de faire de superbes rencontres, tant sur le plan émotionnel que professionnel. Je souhaite à tous d'avoir, un jour, une aussi belle opportunité dans la vie, car cela change la façon de voir les choses et donne envie d'aller de l'avant !

Noah Depoorter, 4 Gd.